Visite au Musée Charcot [is]

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Le dernier vendredi de novembre toute l’équipe de l’ambassade a visité le Musée Charcot !

Consacrée à la vie et à l’œuvre de l’explorateur polaire français Jean-Baptiste Charcot, cette superbe exposition a été conçue par Árni Páll Jóhannsson. Charcot faisait souvent escale en Islande, où il avait de nombreux amis. Lorsque le Pourquoi-Pas fît naufrage à Borgarfjordur le 16 septembre 1936, tous les commerces de Reykjavik furent fermés pendant sa cérémonie mortuaire. Cet honneur rendu à un étranger par les islandais illustre bien l’importance qu’a eu l’explorateur dans l’histoire de l’amitié franco-islandaise. Merci au musée pour son chaleureux accueil !

Jörundur Svavarsson, professeur de biologie marine à l’Université d’Islande nous a expliqué pourquoi il a fondé le Musée Charcot dans le cadre du Centre universitaire de recherches marines à Sandgerdi.

J’ai eu cette idée de façon inattendue, et après, je ne pouvais plus résister. Je me suis demandé pourquoi la population islandaise avait été si profondément touchée par cet accident de navigation qui a conduit à la disparition du commandant Charcot, alors que les pertes humaines étaient très fréquentes autour de la côte islandaise à cette période. Nulle part en Islande il n’était possible d’étudier l’histoire de cet homme, alors l’idée d’une exposition sur Charcot dans le Centre de recherches semblait tout à fait excitante.

J’ai donc présenté l’idée au conseil d’administration du Centre de recherches ainsi qu’au conseil municipal et au maire de la ville de Sandgerdi, propriétaire des locaux du centre. L’idée a été très bien reçue. Nous avons aussi présenté l’idée à l’ambassadrice de France en Islande, Nicole Michelangeli, qui a montré un grand intérêt pour ce projet. Les recteurs de l’Université d’Islande, d’abord Pall Skulason, et plus tard Kristin Ingolfsdottir, ont très bien accueilli l’idée. Ensuite, l’idée a été présentée à Mme Anne-Marie Vallin-Charcot, petite-fille de Charcot, porte-parole pour la famille. Tout s’est ensuite enchainé très vite.

Au cours de la première année, plusieurs beaux objets du navire ont figuré parmi l’exposition. Peu à peu divers objets nous a été offerts par nos mécènes, y compris un grand modèle du « Pourquoi-Pas ? » construit par Claude Acard, dont les descendants ont fait don au musée, ainsi que l’uniforme d’un ancien membre de l’équipage, offert par Jean-Claude Lacaille. Anne-Marie Vallin-Charcot et sa famille ont également offert de nombreux objets magnifiques. Serge Kahn, auteur d’un livre sur Charcot, a fourni diverses informations. Fridrik Rafnsson a traduit le livre de Kahn sur Charcot et il a été publié dans le cadre de l’exposition.

Cette exposition ravira tous les amoureux des relations franco-islandaises !

Rétrospectivement, ce travail a-t-il été bien mené ?

Oui, quand je regarde en arrière, je sens que c’est l’un des projets auxquels je suis le plus fier d’avoir participé. Charcot et le « Pourquoi Pas ? » relient si bien l’Islande et la France et il est important mettre en valeur les relations entre nos pays. Grâce à ce travail, j’ai également rencontré de nombreuses personnes, dont certains sont devenus des amis en Islande ainsi qu’en France.

Il y a deux plaques commémoratives sur le commandant Charcot, l’une sur le campus de l’Université d’Islande du côté d’Askja - Maison des sciences naturelles, et l’autre au phare du récif de Thormodssker, sur lesquelles on trouve le texte suivant : « Il a aimé l’Islande et sa mémoire et celle du Pourquoi-Pas ? y vivra. » C’est un honneur que d’avoir aidé à maintenir leur mémoire et le souvenir de leur fin tragique.

Dernière modification : 21/12/2019

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