Le mot de l’ambassadeur

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La visite du Président de la République en Islande le 16 octobre constitue une étape importante des relations franco-islandaises : depuis la visite du président Mitterrand en 1990, l’Islande n’avait pas accueilli de visite présidentielle.

Le succès total de ce déplacement, après celui de la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie en juillet, confirme la qualité de nos relations mais aussi la proximité de nos vues sur le changement climatique, thème essentiel du déplacement.

Le chef de l’État a en effet pu rencontrer les principaux responsables islandais : le Président et le Premier Ministre au cours d’échanges bilatéraux particulièrement chaleureux, le Maire qui a fait à François Hollande les honneurs de Höfdi, première résidence d’un consul français à Reykjavik, enfin l’ancienne président Vigdis, qui avait accueilli François Mitterrand voilà 25 ans et qui reste le symbole des relations franco islandaises. Le Président a aussi échangé, lors de la réception pour la communauté française, avec quelques représentants des Français ou des Islandais francophones et les encourager à promouvoir les échanges bilatéraux sous toutes leurs formes. Soulignant l’importance des contacts culturels et linguistiques, il a pu annoncer que le financement du dictionnaire franco-islandais, projet symbolique lancé voilà 25 ans par son prédécesseur, était maintenant finalisé.

Le Président a également fait une intervention remarquée dans le cadre de l’Arctic Circle. Le choix de cette tribune ne relève pas du hasard : cette conférence, lancée en 2013, est devenue un des principaux lieux d’échange sur les questions arctiques, et l’assistance approche désormais les 2000 participants. C’est aussi le rôle de l’Islande dans la lutte contre le dérèglement climatique qui a déterminé le choix de Reykjavik pour faire passer un message ambitieux à moins de deux mois de la conférence de Paris sur la COP 21. L’île est en effet aux « premières loges » d’un réchauffement particulièrement rapide dans les régions arctiques ; elle est aussi un exemple convaincant des réponses à donner au problème, avec son recours généralisé aux énergies renouvelables peu productrices de gaz à effet de serre. Retour ligne

Restent maintenant à mobiliser, au-delà du Président et du Premier Ministre, qui se rendront à Paris pour la COP 21, les acteurs non étatiques : sociétés, municipalités…Ce sera une des priorités de l’Ambassade dans les mois à venir.

Dernière modification : 21/06/2017

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