Le mot de l’Ambassadeur [is]

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Les célébrations du 14 juillet ont été endeuillées par les attentats de Nice, connus alors que la réception organisée par l’Ambassade au Musée Kjarval venait juste de se terminer.

Comme après les attentats de novembre 2015, l’Ambassade a reçu de nombreux messages de condoléances des autorités islandaises, mais aussi de témoignages de sympathie du public islandais.

Cette tragédie a permis de constater, une nouvelle fois, que l’Islande était à nos côtés dans les mauvais comme dans les bons moments : quelques jours avant cette tragédie, l’aventure exceptionnelle de l’équipe islandaise à l’Euro 2016 avait attiré sur notre pays l’intérêt et l’amitié du public islandais, sensible à l’accueil réservé à ses footballers et à ses supporters.

L’été 2016 est marqué par une série de commémorations autour du thème de la mer. Les « journées françaises » de Faskrudsfjördur (22-24 juillet) ont permis de vérifier une nouvelle fois la permanence du souvenir de ces pêcheurs français qui, à la grande période de la pêche à la morue (de 1830 à 1930 environ) se retrouvaient dans les fjords de l’Est. En juillet 2014 était inauguré, en présence du Président de la République islandaise et de mon prédécesseur, le musée et l’hôtel installés dans le bâtiment qui abritait « l’hôpital français » ; en juillet 2015, la France était représentée par la goélette « la Belle Poule » construite sur le modèle des goélettes utilisées voilà un siècle par les pêcheurs français « à Islande ». Cette année j’ai eu le plaisir de retrouver le maire de Gravelines, ville jumelée à Faskrudsfjördur, venu renforcer des liens entre les deux villes fondés sur le souvenir de leur passé marin.

En septembre, nous commémorerons le souvenir de la disparition du Commandant Charcot, dont le « Pourquoi pas » a sombré au large d’Alftanes le 16 septembre 1936. Une série d’événements sera célébrée du 14 au 16 septembre sur les lieux du naufrage et à Reykjavik. Le bâtiment océanographique « Pourquoi pas » fera escale à Reykjavik à cette occasion, et la Poste islandaise a annoncé le lancement d’un timbre commémoratif « Pourquoi pas ». La présence en Islande d’un bâtiment de recherche scientifique perpétuant le nom du bateau d’un des fondateurs des études polaires françaises marque la continuité de l’effort de recherche scientifique français dans l’Arctique, quelques mois après la parution de la « feuille de route arctique ». Ce document, fruit d’un long travail de réflexion - animé par Michel Rocard dont ce fut l’ultime grand chantier avant sa disparition- précise les grandes lignes de la politique française dans cette région, et en particulier la priorité accordée à la poursuite et au développement de l’effort de recherche scientifique, en coordination avec les autres acteurs de la région.

Dernière modification : 21/06/2017

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