Le mot de l’Ambassadeur [is]

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Le succès de la conférence de Paris sur le changement climatique ne marque évidemment pas la fin des efforts communs.

Plusieurs étapes sont d’ores et déjà prévues, qui toutes intéressent les relations franco-islandaises : la France reste en effet présidente de la COP21 jusqu’à la fin de l’année 2016 où elle passera le relais au Maroc.

Le Président de la République, le Secrétaire général de l’ONU et Ségolène Royal (qui remplace Laurent Fabius à la tête de la COP21) ont ainsi invité tous les chefs de Gouvernement à se rendre à New York le 22 avril pour la signature formelle de l’accord. Ce n’est en effet que quand 55 États représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre (GES) auront signé et ratifié l’accord qu’il entrera en application.
Les dispositions arrêtées au niveau des États devront être mises en œuvre à partir de 2020 : l’Islande s’est ralliée à l’engagement de l’UE de réduire de 40% ses engagements de GES avant 2030. Cette promesse implique un effort considérable : l’île a su développer de manière exemplaire son énergie verte, mais reste un gros émetteur de gaz à effet de serre, compte tenu des activités industrielles, et de la pollution du secteur des transports.

Les signataires de l’accord devront par ailleurs préparer un premier rendez-vous en 2018 pour évaluer les progrès collectifs, et dresser à partir de 2023, et tous les 5 ans, un bilan global ; ils se sont également engagés à réévaluer régulièrement à la hausse leurs contributions nationales. Ces évaluations doivent reposer sur la mise en place de mécanismes de transparence et de vérification.

Enfin, et sans attendre 2020, les acteurs non étatiques (villes, sociétés…) mettront en œuvre ce qu’on appelle « l’agenda des solutions » de l’accord de Paris. Plusieurs villes et entreprises islandaises ont déjà pris des engagements dans ce cadre. Mais cet « agenda des solutions » offre aussi de nombreuses opportunités aux acteurs islandais, par exemple dans le domaine de la géothermie qui devrait bénéficier de « l’initiative africaine pour les énergies renouvelables » pour laquelle un financement de 2 Milliards d’euros entre 2016 et 2020 a été décidé à Paris.

Dernière modification : 21/06/2017

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