Le « One Planet Summit » à Paris [is]

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Le 12 décembre 2017, deux ans jour pour jour après l’adoption de l’accord de Paris, s’est tenu à Paris le « One Planet Summit » coorganisé par la France, les Nations Unies et la Banque mondiale.

À cette occasion, Mme Katrin Jakobsdottir a effectué dans la capitale française son premier déplacement à l’étranger en sa nouvelle qualité de Première Ministre de l’Islande.

Ce sommet, qui a réuni plus de 4000 participants dont une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, avait pour principal objectif de donner une nouvelle impulsion à la lutte contre le changement climatique en mobilisant l’ensemble des acteurs - banques, fonds de pension, entreprises, gouvernements, États fédérés, collectivités territoriales, ainsi que les philanthropes, les scientifiques et les organisations non gouvernementales - pour avancer concrètement et collectivement dans la recherche de solutions. En effet, si de nouvelles actions ne sont pas entreprises rapidement, le réchauffement climatique ne pourra pas être maintenu en dessous de 2 degrés centigrades, ce qui, nous le savons tous, aura des conséquences dramatiques pour l’ensemble de la planète. Comme l’ont écrit dans une récente lettre ouverte internationale plus de 15.000 scientifiques : « agir est un impératif moral par rapport aux générations actuelles et futures ».

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Lors de la clôture du Sommet, le Président Macron s’est félicité des engagements concrets pris dans de nombreux domaines, notamment en matière de réorientation des flux financiers vers le développement durable (à titre d’exemple, la Banque mondiale a annoncé qu’elle ne financerait plus l’industrie pétrolière et gazière à compter de 2019), de réduction des émissions de CO2 et de transition vers une économie décarbonée, d’investissements dans les technologies de rupture avec les énergies fossiles…

La France, en prenant l’initiative de ce sommet et en lançant « la coalition des coalitions » en faveur du climat, inscrit son action dans le droit fil de l’accord de Paris et des responsabilités qui en découlent. Comme l’a dit le Président Macron, nous n’avons pas d’alternative, il n’y a pas de plan B ni de planète B permettant de sauver l’humanité d’un désastre écologique qui, facteur de déstabilisation globale, risque d’être à l’origine de conflits, de tensions et de crises multiformes.

L’Islande, en annonçant son ambition d’atteindre la neutralité carbone avant 2040, montre la voie. Cela ne sera pas un objectif facile à atteindre mais pour citer l’empereur philosophe Marc Aurèle : « l’obstacle est matière à action ». L’un des enseignements du Sommet de Paris est la prise de conscience que la lutte contre le réchauffement climatique est un enjeu global et collectif. À chacun d’entre nous d’apporter sa contribution et de se montrer innovant pour réduire les émissions de CO2.

Dernière modification : 20/12/2017

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