Interview : Baldvin Björn Haraldsson, président de la Chambre de commerce franco-islandaise [is]

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Baldvin Björn Haraldsson, à droite, avec Philippe O’Quin, Ambassadeur de France en Islande, au Stade de France le 22 juin 2016, au cours du match contre l’Autriche lors de l’Euro 2016. | Baldvin Björn Haraldsson, til hægri, með sendiherra Frakklands á Íslandi Philippe O’Quin, á Stade de France leikvanginum 22. júní 2016 þegar Ísland lék gegn Austurríki í Evrópukeppninni í fótbolta.

Je suis né dans le quartier de Breidholt à Reykjavik et j’y ai passé ma jeunesse.

Après une scolarité primaire et secondaire dans le quartier, j’ai commencé mes études de droit à l’Université d’Islande. Ayant obtenu ce diplôme juridique et puis l’habilitation d’avocat aux cours régionales en Islande, j’ai déménagé en France pour y commencer des études à l’ILERI à Paris, qui a un accord avec l’université à Nice. À l’ILERI j’ai obtenu deux diplômes ; d’une part le DESS de Droit International des Affaires et d’autre part le 3e Cycle de Gestion des Relations Internationales. Après ces études j’ai obtenu le CAPA à Paris et suis devenu membre du Barreau de Paris. En 1998 j’ai fondé le cabinet d’avocats et de juristes BBA, où je travaille encore.

Pendant mes études j’ai travaillé avec le docteur Gunnlaugur Thordarson, qui avait terminé son doctorat à la Sorbonne dans les années soixante. Il a éveillé mon intérêt pour la France. De plus, j’ai rencontré un Français dans un train Eurostar il y a longtemps. Il parlait tour à tour français et anglais. J’ai trouvé cela plutôt génial et j’ai décidé de pouvoir le faire à l’avenir.

La Provence est mon endroit préféré en France, plus précisément la région de Lubéron.

La Chambre de commerce franco-islandaise (FRIS) fut fondée en 1990, à l’occasion de la visite en Islande du Président français François Mitterand. Son rôle est de maintenir et renforcer le commerce entre l’Islande et la France et d’établir des relations entre des entreprises et des individus dans les deux pays, dans les divers secteurs commerciaux. Un président est à la tête de la FRIS, qui est divisée en deux : une partie en Islande une autre en France. Ces deux parties sont bien indépendantes l’une de l’autre mais poursuivent une coopération active. Tous les membres du conseil administratif sont des bénévoles qui ne sont pas rémunérés pour leur travail. Le commerce entre l’Islande et la France s’accroît sans cesse et on peut le constater au nombre de touristes français en Islande qui a beaucoup progressé ces dernières années. Un développement rapide a aussi marqué la collaboration de la France et de l’Islande dans le domaine de la recherche et de l’exploitation de la géothermie. Les pôles de croissance dans les relations économiques des deux pays résident dans la collaboration dans le secteur des énergies renouvelables et la collaboration dans le domaine touristique.

C’est extrêmement valorisant de collaborer avec des individus en Islande et en France, qui sont prêts à travailler comme bénévoles avec le seul objectif de faire progresser le commerce entre les deux pays. Le plus souvent ce sont des gens très occupés dans leur travail mais qui se donnent néanmoins le temps pour se consacrer aux affaires de la FRIS. Dans mon travail pour la FRIS, j’ai fait la connaissance d’un grand nombre de personnes qui s’occupent d’affaires qui touchent les deux pays. Des entreprises en Islande et en France, gérant des commerces qui touchent aux deux pays, peuvent, avec l’adhésion à la Chambre de commerce franco-islandaise, gagner des connaissances et des relations commerciales d’une grande importance pour leurs opérations à long terme.

Dernière modification : 21/07/2017

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